Balade au centre ville
Histoire de prendre un peu l’air pollué, rien de tel qu’une petite sortie en ville. J’exagère en plus puisque je me suis rendue sur Nanjing Road qui est certainement l’une des seules rues piétonne de Shanghai. Durant plus de trois kilomètres se font face de nombreuses boutiques, malls ou encore fast food. Il y a tellement de chinois et de touristes qu’il est difficile de progresser malgré la largeur de la rue.
En ce moment il fait environ une trentaine de degrés, c’est pourquoi j’ai vite chaud. Mais j’ai remarqué en me promenant qu’il y avait de grands courants d’air frais. Au départ je me dis normal, nous ne sommes pas trop loin de la mer et le vent s’est levé. Sauf que ça n’avait rien à voir, ce sont tous ces malls et immeubles qui font tourner la climatisation à fond de chez fond. En plus de cela les clients sortent et entrent sans discontinuer, résultat : bonjour la facture énergétique et le respect de l’environnement.
En me promenant dans le quartier j’ai une nouvelle fois observé de très nombreux travaux. Le plus drôle ce sont leurs échafaudages parce que j’ai vu que le bambou ils ne font pas que le manger. Ils sont capables de monter des échafaudages sur six ou sept étages totalement en bambou et les montants tiennent entre eux grâce à des fils de fer. Des câblent électriques s’entremêlent et passent entre les bambous mais c’est normal ! Le pire dans l’histoire c’est que ça n’est pas un cas isolé, la grande majorité des échafaudages répondent à ces non-normes de sécurité.
En plus il faut savoir que les chinois ne s’arrêtent jamais de construire. Je ne comprends pas comment ils font, s’ils prennent des relais comme la célèbre légende du taxi chinois. Cette légende urbaine veut que pour pouvoir effectuer des courses non stop pendant 24h, les chauffeurs de taxi sont en réalité deux par taxi. Pendant que l’un dort dans le coffre, l’autre conduit et ils prennent des relais ainsi de manière continue. Bon la dernière fois que j’ai pris le taxi j’espère que je n’ai pas écrasé le petit chinois qui dormait au fond du coffre…
De retour en ville, il n’était pas loin de 21h et devinez qui soudait à l’arc en plein centre ville et au dessus des têtes des touristes ? Chang le soudeur pour vous servir.
C’est pourquoi je dois non seulement faire attention à l’endroit où je marche mais surtout en dessous de qui ou de quoi je passe. Un outil sans chinois ça n’existe pas !
Après toutes ces émotions je me suis dit que j’allais craquer mes sous dans un café pour expats qui proposait de l’Erdinger Weiss. Il s’agit simplement de ma bière allemande préférée, il me fut donc impossible de résister à ce petit plaisir. La pinte m’a tout de même coût 6€ ce qui pour Shanghai est une fortune, leur bière locale la Tsingtao est servies aux alentours de 0€50 voire 1€ dans le pire des cas. Toute de même ça valait le coup. En plus ils avaient une imitation de verre à bière blanche ma foi pas mal bien qu’un peu épais puis il n’était pas à emporté.
Lorsque la serveuse a apporté la bière et l’a décapsulée, elle a failli commettre l’irréparable : me servir ma bière ! Taratata y a pas de ça, je l’ai arrêtée illico en faisant signe que je préférais me la servir moi-même. Je n’ai pas effectué un stage intensif à Munich pour rien ;-). J’ai pu me la jouer un peu mais aucun regret parce que lorsque je l’ai vu servir les autres c’était une vraie catastrophe.