Le jour le plus long – D-Day
Il me faudrait des pages et des pages pour décrire cette longue journée, pour résumé : imaginez le débarquement avec les bombes et le sang en moins.
Réveil à 6h00 du matin, autant dire que pour moi cela rimait déjà avec la mort. C’est parti pour le métro puis le quart d’heure me séparant du siège de MAN. Là il a fallut montrer patte blanche, bitte Ausweis et Cie, pas de doute je suis bien en terre allemande.
A peine arrivée, j’ai rencontré l’équipe avec qui je vais travailler durant 6 mois. Ils sont sympas, jeunes pour la plupart et sont au nombre de 10. Nous travaillons en open space et je sens que l’ambiance sera bonne.
Le premier problème, à 8h00 du matin ça été la non activation de ma boite email. Kein problem, ils m’ont dit de téléphoner à un responsable. Prends ça dans ta face, trop triste je comprenais un mot sur deux et je suis restée 10 min en ligne avec le gars. Belle mise en jambe.
C’était parti pour une journée de réunion, j’ai failli y laisser ma peau. A priori je ne suis pas une quiche en allemand mais tous ces termes techniques, toutes ces abréviations ont eu raison de moi. Je dormais debout, comme après une nuit de révision avant des partiels. Der Kampf.
Par contre très bonne nouvelle, leur cantine est excellente et c’est non négligeable pour le moral des troupes ! J’ai été étonnée aussi, les allemands sont en tenue relativement décontractée, c'est-à-dire pas de cravate, chemise avec un bouton ouvert. Tant mieux, déjà qu’ils sont stressant avec les réunions à tout va. Ils m’ont fait assister a des réunions pour préparer les réunions suivantes…au secours.
Bilan de la journée de travail : arrivée à 7H30, partie à 17H30 avec pour seule pause une demi heure pour déjeuner, autant dire que je ne vais pas chômer.
Enfin je suis allée visiter deux logements que j’avais repérés, c’est la déception.
Erstens l’itlalien, l’appart est en réalité une colloc et le gars me parait un peu louche. Mais le point positif c’est que je pourrais aller chez MAN en vélo. De toute façon je lui ai dit que je le prenais au cas où…
Zweitens une boulette ultime dans son genre. D’origine italienne aussi, là il s’agissait d’une chambre chez l’habitant (ce qu’elle s’était bien gardée de me dire). Pas de connexion internet, autant dire la Todenstrafe et surtout plus bavarde qu’elle je meurs. J’ai bien cru ne pas réussir à partir de chez elle avant le lendemain, elle m’avait achevé après ma première journée de boulot. A 21h30 la garce me libérait, de l’air ! Je suis encore à la rue et ça me soule. J’aime les défis mais là impossible de me reposer ou de me poser tout court. Ca promet !
