Passage obligé au poste de police
Je vais vous raconter en essayant de rester calme ce que ces conasses de pervenches allemandes m’ont faite. Avertissement, je lève l’autocensure pour cet article.
A Munich j’utilise pour ainsi dire jamais ma voiture, qui est réalité est celle de mon père. Quoi qu’il en soit de temps en temps je passe prendre de ses nouvelles et lui taper la discut’ à un coin de rue de chez moi. Rentrant du boulot, je me dirige vers ce coin de rue et là surprise : la 607 avait muté en une BMW série 3. Il m’a fallut 3 min pour réaliser qu’on me l’avait soit volée, soit emmenée à la fourrière. Génial. Aussitôt je suis allée voir le concierge, un mec qui est toujours perché comme s’il venait de se vider une bouteille de vodka, pour lui demander quoi faire.
Bon il a géré son coup et appelé la fourrière pour moi. Evidemment je ne me souvenais pas du numéro d’immatriculation en entier et la carte grise était dans la voiture. Jusque là en rigolant je disais « Ben oui, si on me la vole au moins ils partent avec les papiers ». Là je rigolais beaucoup moins, vous n’avez jamais vu une Véro « blanche », sachez que c’était l’occasion. Quoi qu’il en soit ces glands à la fourrière ont annoncé qu’il y avait déjà 400 voitures françaises et qu’il fallait que je me débrouille pour récupérer le numéro de la plaque. Que dire de ce chiffre 400 : soit les français se comportent comme chez nous, ils se garent n’importe où et n’importe comment, soit les allemands se font un malin plaisir à nous strafer. Je penche pour un mix !
Avec le numéro il a quand même fallut 15 min aux abrutis pour me déstresser et me dire qu’ils l’avaient bien. En effet en l’an de grâce 2009, ils n’ont pas de système informatique mais les bons vieux papiers pour gérer les voitures embarquées. Toutefois, j’étais jusqu’alors tellement stressée qu’elle soit volée que ça m’a soulagée de savoir qu’ils l’avaient.
L’étape numéro deux allait me faire déchanter. Je devais me rendre au commissariat du coin pour y régler ce que je qualifierai par la suite de Todestrafe. Le distributeur m’a « donné » pour me narguer mon premier billet vert, un billet de 100€, bon je n’ai pas eu le temps de l’admirer bien longtemps. Tout de même en chemin j’ai eu un petit clin d’œil du destin en trouvant une paire de lunette de soleil.
Arrivée au poste en me demandant combien j’allais payer, j’allais rapidement être mise au parfum : ils voulaient me saigner ces gros c***. Au passage, ce poste de police est situé dans la « Türkenstrasse ». Ca ne s’invente pas, la rue des turcs, no comment... Bilan comptable de l’addition : j’hérite d’une facture de 230€ pour la mise en fourrière et le « gardiennage », elle y est restée une semaine. Ca n’est pas fini, je dois payer 35€ d’amende à la police pour leur travail. Franchement ils se moquent. Quand y’en a plus y’en a encore, avant de repartir il me donne deux autres amendes que j’avais reçues avant qu’ils n’enlèvent la voiture. Solde débiteur : 303€, je suis über de chez over dégoutée.
Ensuite je devais aller chercher à l’autre bout de la ville la voiture. Je peux vous dire que sur le chemin j’ai fait le compte de tout ce que j’aurais pu m’acheter avec cette somme : un nouvel Ipod, un aller retour à Athènes ou Barcelone, des caisses de Champagne…
Il s’agit purement d’argent perdu, mais comme on dit dans ces cas pour ne pas trop déprimer : « il n’y a pas mort d’homme ». (Arg mais quand même, « Sois pas deg, sois pas deg, sois pas degggggg »)