Neuschwanstein

Publié le par Véro


Ce samedi, nous avions décidé d’aller visiter le château de Neuschwanstein situé au sud de la Bavière. Le trajet fut relativement douloureux, d’une part notamment à cause de notre réveil matinal qui suivit notre soirée à l’Unisommerfest et d’autre part parce que j’ai été stressée durant tout le trajet à cause de notre retard potentiel. Il faut dire que nous n’avions pas prévu beaucoup de marge et que Camille la co-pilote a mis mes nerfs à rude épreuve :  imaginez-vous les yeux mis clos au volant luttant pour faire attention aux voitures qui déboulent à plus de 180 km/h et demandant à Camille la voie à suivre et qu’elle vous réponde « Suis la route jaune »… Encore le mieux fut une fois perdues en pleine campagne avec pour seule compagnie des vaches et des champs, la consigne de Caca de tourner à droite qui s’avéra une fois de plus mener nulle part et pour cause : elle nous avait fait suivre une indication pour cyclistes : oui Camille même en Allemagne lorsqu’il y a un vélo sur le panneau, ça ne concerne que les deux roues !

Je suis mauvaise langue puisque nous sommes arrivées à l’heure au château de Neuschwanstein. Il valait mieux puisque tout est organisé à l’allemande. Il faut retirer les billets dans un village plus bas et nous avons un numéro avec heure de passage. Arrivée aux portes du château, plus de guichet ni de personnel, tout est automatique. La rigueur à l’allemande, qui sauf si l’on est en retard est parfaite puisque nous n’avons pas fait la queue.

Le château est situé en hauteur avec une superbe vue panoramique sur les environs :


Malheureusement pendant la visite nous avions l’interdiction de prendre des photos, je vais donc vous décrire brièvement la visite, enfin ce que j’ai retenu.

Le roi qui l’avait construit, Louis II de Bavière, l’avait fait construire vers la fin du XIXème siècle. Il avait fait depenser à l’état une fortune collossale et n’a jamais été fini. Simplement parce que le gouvernement avait refusé de payer encore plus et ne faisait plus crédit, une rumeur explique que c’est pour cette raison que le roi « fut suicidé » dans un lac…

Quoi qu’il en soit le château est parfaitement conservé et rien n’a été volé. Il est petit mais c’est un concentré de beauté : salles extrêmement soignées, très beau travail sur les boiseries et magnifiques tableaux représentants des batailles. Le roi était très inspiré par l’empire persan, la région et un symbole était rappelé dans la majorité des salles : le cygne.

Toutefois ce qui le démarque des autres souverains c’est que Louis de Bavière n’avait en aucun cas fait construire ce château pour épater la galerie mais juste pour lui. Oui, pour lui et sa personne. Il avait même interdit les visites au public de peur que les yeux des visiteurs ne profanent sa demeure, c’est dire ! C’est pourquoi il fut qualifié de fou. La salle du trône (sans trône) est somptueuse, ainsi que la salle des chanteurs située sous les toits qui bénéficie d’une lumière exceptionnelle et dans laquelle il aimait écouter de la musique éclairé à la lueur de quelques 400 bougies…rien que pour lui !

Nous avons beaucoup aimé la visite du château et je ne peux que vous la conseiller si vous en avez l’occasion, es lohnt sich !


Si un jour je deviendrais reine, je ferais la même chose…mais en mieux cela va sans dire !

Petite anecdote, en redescendant nous avons vu accroché à la terrasse d’un restaurant ce panneau :


Voila, après avoir saigné des yeux nous avons pu rejoindre le boulet de Daniel qui était arrivé en retard et aller nous reposer au bord d’un lac non loin de là. Peut-être s’agissait-il du lac où fut suicidé le roi, mystère ?!


Ma foi une très belle région, perdue, mais agréable et j’avoue que Louis II de Bavière avait bien choisi son refuge.

Avant regagner Munich, nous sommes allés visiter la Wieskirche située non loin de là. L’une des plus belles églises de style rococo selon wikipédia (la bible des encyclopédies). Je craignais le pire, n’était absolument pas fan de ce style et c’est un euphémisme. J’avoue que je n’ai pas regretté, certes c’est trop chargé, mais j’ai plutôt bien aimé. La seule chose que Camille et moi avons regretté c’est nos lacunes en culture « religieuse », après avoir reconnu les principaux saints, apôtres et autres nous étions face à des « inconnus ». Malgré tout et sans moquerie (ou presque) Camille a reconnu pour le plus grand plaisir de Daniel Rabbi Jacob :



De retour à Munich, nous avons fini cette journée riche en nous reposant autour d’une petite bière (Bierchen) à l’Englisher Garten.



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