Arrivée à l’arrache à Athènes
Après ma préparation des plus hasardeuses, j’ai eu la chance d’ouvrir mon sac et d’y découvrir moultes surprises. A savoir que pour aller fin mai à Athènes j’avais pris deux ou trois pulls, un sweat, deux jeans. J’ai retrouvé mes lunettes de soleil un jour après mon arrivée, je n’ai jamais trouvé les shorts que j’avais oubliés, ni les tongs ou chaussures légères. Je peux affirmer sans conteste que ce fut ma pire « préparation », mais pas de quoi gâcher mon weekend !
Mon changement à Ljubljana fut animé : j’ai croisé deux kosovars dont l’un voulait absolument prendre une photo avec moi. Je suppose qu’il ne devait jamais avoir vu d’asiatique ! Puis un groupe d’une trentaine de slovènes a entonné de superbes chants en attendant l’embarquement. Rien de tel qu’une petite chorale pour animer un hall d’aéroport.
Deux heures plus tard j’arrivais à Athènes sous un soleil de plomb…sans short. Les trois jours suivants la température allait s’élever à 30°C avant de culminer à un petit 36°C.
Bien que l’ensemble de leurs infrastructures aient été rénovées pour les jeux olympiques de 2004, ils n’auraient pas pu faire mieux pour être moins clairs : métro en travaux, bus qui arrivent et partent on ne sait où : Welcome to Athènes.
Plus d’une heure après j’arrivais extenuée à l’auberge. Ah j’oubliais, grâce à ma non préparation je ne savais même pas qu’il y avait une heure de décalage horaire. Une fois sur place j’ai dû constater le décalage de ma préparation, c’est ça qui est bon !
Ce soir là j’ai battu mon record pour rencontrer des jeunes : trente minutes après avoir posé mon sac, j’ai fais la connaissance de deux canadiennes qui dormaient aussi dans ma chambre : Melissa et Andrea. Petit aparté, en ce moment les asiatiques d’habitudes très présents ont déserté pour faire place aux canadiens et aux américains.
Nos estomacs nous ont guidés à travers un charmant dédale de ruelles jusqu’à un petit restaurant. A noter que devant toutes les terrasses se tenaient ce que j’ai surnommé les « rabatteurs ». Leur job est simple, alpaguer les touristes. Leur prototype type est le suivant : élégants, souriants, maîtrisant l’anglais et ils pourraient se couper trois bras pour que vous acceptiez de vous assoir à la table de leur terrasse…
Le restaurant était situé dans le quartier très animé de la Platra. Afin de bien commencer, j’ai mangé un « grec », Gypos avec Slouvaki (sauce blanche aromatisée à leur sauce, c’est le cas de le dire) avec une bière locale, j’ai nommé l’Alpha. Le dîner était très agréable avec les canadiennes qui regorgeaient de blagues. Elles m’ont appris que le lendemain elles allaient à Paris et j’ai un grand moment de solitude lorsqu’elles m’ont demandé les plats typiques en France. Rien à faire, nous en avons beaucoup mais à chaque fois qu’il s’agit de faire une liste je suis perdue.
La peau du ventre bien tendue, retour à l’auberge, plus précisément sur le toit. En effet, le bar s’y trouvait et il proposait bières, cocktails et chichas. Sans compter que nous avions une vue directe sur l’Acropole. L’ambiance était ultime et tous les jeunes échangeaient en anglais (of course) sur Michel et n’imp’. Côté cocktail, pire qu’en Allemagne : les doses de grecs c’est plus de la moitié d’alcool et après ils allongent histoire de dire qu’il ne contient pas que de l’alcool ! Vingt trois heures fermeture du bar mais il n’était pas question de s’arrêter en si bon chemin. Personnellement j’étais épuisée et comptais me reposer mais c’était sans compter sur la force d’inertie du groupe qui m’a joué une fois de plus un tour.
Nous étions environ une trentaine de jeunes à sortir ensembles, ambiance de folie assurée. Quelques rues plus loin, nous voici dans un bar/boîte et pour la seconde fois j’ai hérité d’un cocktail beaucoup trop chargé. C’est définitif, j’arrête l’alcool…en Grèce !
Ils étaient tous déchainés alors que la musique était loin d’être exceptionnelle, je me serais crue en France : Guetta, Solveig, Lady Gaga…musique de boîte en résumé.
En fin de compte une arrivée très prometteuse et des rencontres hyper chaleureuses. De loin la meilleure auberge où j’ai séjourné.