Adaptation au rythme grec
Réveil quelque peu tardif aux alentours de 10h30 et il faisait déjà michellement chaud. Armée de litres d’eau et de mon appareil photo je me suis dirigée vers les vestiges de la porte d’Hadrien qui bordaient le jardin national. Athènes ayant passé son temps à être pillée et les années ayant terminé le travail, il ne restait que quelques colonnes pour témoigner. Ces dernières étaient immenses, environ 17 mètres mais ce qui est impressionnant c’est l’alignement parfait, parce que les géomètres et architectes de l’époque ne devaient pas avoir l’équipement dernier cri :
Puis je me suis promenée dans le jardin national, véritable oasis de calme au milieu du désert assourdissant. Si vous voulez la capitale est extrêmement bruyante et l’air pollué, ce qui fait de ce jardin un endroit à part, coupé du temps et de l’espace. La végétation y est diverse et variée, oliviers, orangers, palmiers…et la faune est présente aussi ! Il y avait d’immenses volières avec des oiseaux ou assimilés, des pauvres ânes à la retraite…etc.
Au détour d’un palmier j’ai croisé le club du troisième âge athénien. L’équivalent de nos « sudistes » mais il faut remplacer les boules de pétanques par des cartes. C’était la folie, tous assis comme des larves à l’ombre, à s’exprimer avec vigueur mais à jour avec une lenteur certaine. Ils ont compris ce que c’était la vraie vie ! Bref du coup j’ai pris une photo au péril de ma vie, feintant la photo d’une statue horrible.
Inspirée par leur sagesse, je suis allée faire une sieste telle une clocharde sur un banc. J’ajoute qu’il était aux alentours de 13h et que la chaleur était suffocante. Impossible de faire un mouvement sans mourir de chaud mais héroiquement j’ai réussi à me trainer jusqu’au restau du coin pour m’acheter une Pita Slouvaki pas mal du tout. Avant de ramper jusqu’à l’auberge pour y entamer une sieste digestive jusqu’à ce que la température soit suportable soit aux altentours de 19h30 !
Je décidai alors de flâner pour me réveiller un peu en longeant l’acropole. Après avoir monté quelques marches, je suis arrivée en haut de la colline d’Arès ou des Muses (je ne suis pas sûre du nom, en gros c est le jour ou la nuit mais bon). Une chose est sûre j’avais une vue imprenable sur Athènes et sur l’acropole. De plus, le soleil se couchait donc ce fut plutôt magique.
Ensuite je me suis baladée à travers les différents quartiers bordant l’acropole. Ce qui est marrant c’est qu’ils ont chacun leurs spécialités. Le premier était celui des cafés et ils proposaient toutes sortes de cafés glacés, chocolats et milkshakes. Puis vient une longue rue piétonne investie par toute la communauté de receleurs et vendeurs de bijoux et contrefaçons en tout genre. Si vous cherchez une paire de Rayban, n’allez pas plus loin ! De même pour les bijoux, pas besoin d’aller voler dans le coffre à bijoux de votre grand-mère, tout est là à des prix tombés du camion…
Direction le quartier Psiri, le quartier branché de la capitale. De nombreuses terrasses, se juxtaposent et des musiciens animent la soirée sur des airs grecs joués à la guitare ou à la mandoline. L’ambiance était très conviviale et hyper vivante.
Pour finir, le quartier dit typique de la capitale que j’appellerais plutôt l’attrape touriste de la capitale. Certes les restaurants et cafés y sont typiques mais vous ne pouvez pas vous promener sans vous faire interpeller par ces « rabatteurs » ce qui soule plus qu’autre chose !
Malgré tout cela, c’est très agréable de se promener le soir puisque la température est idéale et que l’ambiance fait appel à tous nos sens : senteurs et musiques grecques emplissent l’air. Il s’agit d’une ville où il faut vivre et sortir à la tombée de la nuit.
