Opening 8 seasons
Soirée entre françaises, Marion et moi. Afin de bien commencer la soirée, j’avais fait une petite quiche lorraine (inratable) et osé mettre les pieds dans la cuisine où je le rappelle, les placards sont piégés par toute sorte de vaisselle non lavée ! Toutes les allemandes de l’étage ont halluciné, pour deux j’avais sorti la totale c'est-à-dire de quoi inviter trois ou quatre personnes supplémentaires. Il faut toujours être prêt à inviter de pauvres passantes :
Petite remarque : impossible de trouver de la pâte brisée en rouleau dans le coin, ils proposent de la pâte à pizza, de la pâte à croissant, des baguettes à cuire…mais point de pâte brisée. J’ai donc dû mettre la main à la pâte. En même temps cela explique le fait que les allemands sont si friands de quiche lorraine ou de tarte.
Ce qui se fait tout aussi bien ce sont les cocktails. Je ne m’en lasse jamais, sans compter qu’il fallait que j’anticipe mon prochain retour vers la belle France, donc que je commence à écouler mes stocks. Nous avons réussi un grand chelem, 6 cocktails, 6 réussites.
Le swimming pool si dessous, ou encore cocktail à l’arrache : n’ayant pas de lait de coco nous ne nous sommes pas laissées dégonflées, un peu de malibu coco et de crème fraiche feront l’affaire :


Ci-dessous le cuba libre qui est une grosse blague tellement c’est simple à préparer et que c’est bon. Il suffit de remplir la moitié du verre de glace (pilée si possible), de presser des quartiers de citron et de les lâcher dans le verre, d’ajouter 6cl de rhum et d’allonger avec du coca. D’ailleurs Marion a apprécié :

Fini de jouer et direction la soirée. Munich fait parti de ces villes où vous ne vous posez pas la question de savoir s’il y a un endroit où sortir mais quel endroit choisir. C’est un réel problème, vous ouvrez une page qui récapitule les soirées et il y en a toujours au minimum 8 de répertoriées. Dur dur, ce soir là nous avons opté pour la « Tunnel Party » qui comme son nom l’indique aura lieu dans un tunnel qui va bientôt être inauguré.
Une fois arrivées dans les méandres du métro je me concentrais pour comprendre quelque chose aux panneaux d’affichage jusqu’à ce qu’une blonde me saute dessus : Vera, l’autre stagiaire. Imaginez-vous : un samedi soir à Munich dans les méandres du métro, m’enfin ici plus rien ne m’étonne ! L’information importante c’est qu’elle revenait justement de la « tunnel party » et expliqué que l’on ne pouvait plus y accéder. Elle avait un plan B et nous l’avons donc suivie jusqu’au bout de la nuit.
Sans le savoir nous allions faire l’ouverture d’une boite de nuit branchée avec de l’électronique, une fois de plus. Cette boite se trouvait dans les anciens locaux de la poste, comme vous pouvez le voir sur la photo (Isarpost = poste de l’Isar):


La salle était bondée de beau monde et pour une fois il m’a semblé que la moyenne d’âge était plus basse que dans les autres clubs (22-25 ans) à vue de nez. Toutefois en Allemagne il ne faut jamais se fier à cela car ils font souvent plus jeunes qu’ils ne le sont.
Anecdote de la soirée : alors que nous agitions nos petits bras sur la piste de danse, enfin que nous dansions, un allemand s’est avancé vers Marion et moi et nous a dit « Vous dansez super bien, continuez comme ça ». Il est parti direct après, nous en avons déduit premièrement qu’il ne s’agissait même pas d’une tentative d’approche. Deuxièmement je pense que cette remarque vient du fait qu’aucun allemand ou presque ne dansait. Ils sont tous debout, parlent entre eux et dansent très peu. Je ne peux pas remettre en cause mes talents de danseuse, puisque je n’en ai aucun ! Enfin ça fait toujours plaisir.

Après avoir dépensé tant d’énergie sur la piste de danse, nous devions reprendre des forces. Rien de tel qu’un « Mac Donald américain, t’entends ». Sans rire le Mac Do situé non loin de là était ultime. Je peux vous assurer que l’on apprécie rarement autant ces petits burgers après une bonne soirée et alors que le jour se lève. De toute façon c’était une condition nécessaire à notre retour au foyer à pied, durrrrrrrrrrrrr.