Bye Bye foyer
Le temps des adieux a sonné, ce fur au tour des filles que j’ai eu la chance de connaitre au foyer.
Je vais commencer par parler d’un phénomène, ma voisine, Tanya. Je l’ai très peu croisée car elle était souvent de sortie et je ne compte plus le nombre de soirées où elle nous a posé des lapins. Un soir nous nous sommes gentiment vengées en pourrissant sa porte, voyez-vous-même :
J’avais reçu une réponse on ne peut plus pacifique le lendemain : devant ma porte se tenait une bière blanche Fransikaner avec trois ballons bleu-blanc-rouge et une carte postale y était suspendue. C’était ma voisine qui avait déposé tout cela, cette intention m’a beaucoup touchée et c’était sans tenir compte de la carte. En résumant elle a écrit que depuis que je suis arrivée au cinquième étage (soit deux mois), j’avais amené le soleil à cet étage. Bon je traduirais plutôt cela en j’ai apporté de la bonne humeur en bouteilles ! D’ailleurs les pauvres autres filles de l’étage commençaient à craquer parce que c’est clair que tous les soirs ou presque nous bavardions dans le salon et j’en profitais pour leur faire écouter de la french musique. Fatalement tout l’étage entendait tout, mais disons que c’était pour leur culture personnelle ;-)
(cette carte est une dédicace au flot jaune, celles qui peuvent comprendre, comprendront!)
Lors de ma soirée d’adieu j’ai fait corriger le début de mon rapport par deux filles de l’étage. Disons qu’elles parlaient super bien allemand, peut-être parce qu’elles étaient allemandes, je ne sais pas !
Deux filles qui habitaient au troisième étage lorsque j’y étais sont aussi passées me voir, puis Marion la française est aussi venue accompagnée de bières. Elle m’a offert une photo de l’une de nos soirées ultimes, ainsi que du chocolat. Ca aurait limite été la séquence émotion si elles avaient continué à ce rythme, heureusement que Tanya était d’humeur festive et m’empêchait de succomber aux larmes sèches.
Même si nous ne partagions pas énormément de points communs, leurs spontanéités et leur joie de vivre allaient me manquer. J’avais fini par trouver ma place au foyer et je m’y plaisais bien, c’était agréable de pouvoir échanger avec elles et elles m’ont appris beaucoup sur la culture allemande.
Notre petite soirée s’est éternisée jusque minuit et je ne voulais plus aller dormir mais la raison, ou plutôt les milliers de kilomètres m’attendant le lendemain, eurent raison de moi. J’ai eu le droit à des aurevoirs à l’allemande, c'est-à-dire au « hug ». Je ne m’y suis toujours pas habituée à cette façon de dire aurevoir, rien ne vaut la bise !
Ce fut mon ultime adieu à ces filles qui allaient me manquer définitivement, mais la vie continue.