Recherche de colocation
Je vais vous décrire un peu ma recherche de colocation à Shanghai qui me fait doucement rire (pour le moment jaune), même si ça doit être à peu près le même schéma quelque soit la ville.
Tout d’abord j’ai résilié mon contrat de cinq mois en me découvrant des talents d’actrice. C'est-à-dire que je n’ai presque rien perdu, j’ai juste gagné une date butoir pour prendre mon sac et partir, ce dimanche. Autrement dit je vais devoir jouer serré pour me trouver un logement d’ici là.
C’est parti direction les pages internet en français, anglais et en allemand. S’en suivent des emails, coups de fils et des visites, mon moment favori. Imaginez-vous motivé à bloc, premier à avoir appelé, annonce pour une colocation de rêve etc., être arrivé pour la visite dans une grosse embuscade. A peine assise les questions valsent, présente-toi, que fais-tu ici. En un mot fait nous rire quoi. Le must c’est qu’au bout de 10 min j’ai compris que sur les cinq personnes présentent, trois étaient comme moi là pour la place.
J’ai donc reconsidéré la visite : on m’avait invité dans une émission téléréalité, vous savez le genre d’émission où il faut éliminer des gens à la fin, pourquoi pas en leur offrant une rose. Le piège complet c’est que les propriétaires proposèrent d’aller dîner ensemble après la visite, comment refuser ? Je me dis que si je pars à ce moment là, la place part aussi : me voila avec les deux autres concurrents au boui-boui du coin devant mon bol de riz et leur bière sans goût. C’était assez drôle parce que nous faisions tous les trois semblant d’être détendu tout en sachant que les deux autres nous observaient, nous jaugeaient. Bref verdict du public dans le courant de la semaine.
Lors d’une autre visite de colocation j’ai arrêté de tenter d’être « cool ». J’y suis allée avec mon côté très Véro et je m’en suis un peu voulue parce que cette colocation avait une vue magnifique sur Shanghai, un truc de dingue : de chaque côté de l’appartement de grandes baies vitrées qui dominaient depuis le 24ième étage la ville. Ils étaient les rois de la ville. De mon côté je n’ai pas pu m’empêcher (la faute à leurs perches) de les moisir un truc de fou, mais ils l’ont pris avec le sourire. En résumé même si je suis loin d’avoir toutes les chances de mon côté, j’ai bien rigolé.
Du coup je me dis que si un jour j’ai le moral en baisse, je ferais bien des visites de colocation rien que pour rire et entrer dans ce jeu du faux et de la façade afin d’éviter l’élimination directe.
C’est tout pour le moment.
Tout d’abord j’ai résilié mon contrat de cinq mois en me découvrant des talents d’actrice. C'est-à-dire que je n’ai presque rien perdu, j’ai juste gagné une date butoir pour prendre mon sac et partir, ce dimanche. Autrement dit je vais devoir jouer serré pour me trouver un logement d’ici là.
C’est parti direction les pages internet en français, anglais et en allemand. S’en suivent des emails, coups de fils et des visites, mon moment favori. Imaginez-vous motivé à bloc, premier à avoir appelé, annonce pour une colocation de rêve etc., être arrivé pour la visite dans une grosse embuscade. A peine assise les questions valsent, présente-toi, que fais-tu ici. En un mot fait nous rire quoi. Le must c’est qu’au bout de 10 min j’ai compris que sur les cinq personnes présentent, trois étaient comme moi là pour la place.
J’ai donc reconsidéré la visite : on m’avait invité dans une émission téléréalité, vous savez le genre d’émission où il faut éliminer des gens à la fin, pourquoi pas en leur offrant une rose. Le piège complet c’est que les propriétaires proposèrent d’aller dîner ensemble après la visite, comment refuser ? Je me dis que si je pars à ce moment là, la place part aussi : me voila avec les deux autres concurrents au boui-boui du coin devant mon bol de riz et leur bière sans goût. C’était assez drôle parce que nous faisions tous les trois semblant d’être détendu tout en sachant que les deux autres nous observaient, nous jaugeaient. Bref verdict du public dans le courant de la semaine.
Lors d’une autre visite de colocation j’ai arrêté de tenter d’être « cool ». J’y suis allée avec mon côté très Véro et je m’en suis un peu voulue parce que cette colocation avait une vue magnifique sur Shanghai, un truc de dingue : de chaque côté de l’appartement de grandes baies vitrées qui dominaient depuis le 24ième étage la ville. Ils étaient les rois de la ville. De mon côté je n’ai pas pu m’empêcher (la faute à leurs perches) de les moisir un truc de fou, mais ils l’ont pris avec le sourire. En résumé même si je suis loin d’avoir toutes les chances de mon côté, j’ai bien rigolé.
Du coup je me dis que si un jour j’ai le moral en baisse, je ferais bien des visites de colocation rien que pour rire et entrer dans ce jeu du faux et de la façade afin d’éviter l’élimination directe.
C’est tout pour le moment.
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