La colocation fantôme

Publié le par Véro

Avant d’arriver à Shanghai je misais beaucoup sur la super colocation que j’avais trouvé depuis la France. Elle semblait bien située par rapport au métro et surtout il devait y avoir 4 autres personnes en plus de moi. La réalité s’est avérée tout autre, à mon plus grand désarroi : il ne reste plus qu’un américain qui va partir sous peu et que je n’ai pas encore croisé après trois jours de vie ici. Sinon l’appartement est assez bien, sauf qu’il n’y a pas de salon (embêtant pour la convivialité), ma chambre est pas mal non plus mais ce que je cherchais avant tout n’était pas le confort mais les possibilités de rencontres.


Autant dire que ce fut le choc car ne connaissant personne à Shanghai, je comptais sur cette colocation pour faire de nouvelles connaissances et pouvoir sortir avec ces dernières mais là les plans sont complètement à refaire. A cela vous pouvez ajouter une espèce de période quelque peu dépressive de post arrivée à Shanghai. C’est dans ce climat que je cherche actuellement une nouvelle colocation au centre ville parce que dans l’actuelle je suis au premières loges pour voir toutes sortes de travaux. C’est simple, d’un jour à l’autre je ne reconnais même pas les trottoirs tellement ils retournent tout et rajoutent des blocs de ciments par ci, des déviations par là. J’oubliais le fameux carrefour qui me sépare du métro : deux feux à peine respecter, des cyclomoteurs et des voitures partout. J’ai l’impression de jouer à la roulette russe à chaque fois que je traverse, remplacez le barillet par le carrefour et les balles par des voitures. Fort heureusement je cours vite et j’ai une bonne vue ! Peut-être que je finirais par m’y habituer mais pour toi public j’ai pris une photo du « fog », ce brouillard épais qui est un mélange de conditions climatiques et de pollution. Je serais injuste en disant qu’il ne se lève jamais, selon les statistiques il occulte le ciel et le soleil seulement 290 jours de l’année…



Pour résumer mon état d’esprit du moment : entre le décalage horaire, la recherche de colocation, le nouvel environnement et la solitude, j’ai connu des jours meilleurs. Mais le soleil finira bien par lever cette opaque brume de ma tête et je pourrais, je l’espère, fort bientôt commencer à profiter de la ville. Oui je savais que ça serait dur et que j’allais être désorientée, mais je ne m’étais pas préparée à subir une telle arrivée.


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