Découverte de Bangkok de jour
Un plan de la ville et un du métro en main et c’était parti pour une visite de la ville, du moins des principaux monuments. Pour cela j’ai pris le BST (Bangkok Skytrain) qui est le moyen de transport le plus rapide. En effet, cette capitale se transforme quotidiennement comme une jungle urbaine aux embouteillages interminables. Ce BTS permet de les survoler au sens propre.
Je comptais une fois arrivée près du fleuve qui traverse la ville attraper un bateau pour me rendre dans la vieille ville où se trouvent bons nombres de temples, musées et autres curiosités. Une fois à bord ce fut agréable d’avoir un peu de vent parce qu’avec les 36°C ambiants et l’humidité qui dépassa les 70% il s’agit de survivre. De plus, la vue était pas mal et le contraste était saisissant : d’une part des hôtels de luxe, d’autre part de pauvres maisons délabrées sur pilotis et au milieu des temples.
En thaïlandais, temple se dit « Wat ». Je comptais me rendre au Wat Pho afin d’y admirer l’immense bouddha couché de plusieurs dizaines de mètres, lorsque j’ai vu sur l’autre rive le Wat of Dawn. Et là ça a fait gouloum gouloum dans la tête : c’est le temple que les équipes de Pékin express ont dû escalader pour récupérer un message. Et oui il fallait la référence ! Ni une, ni deux je m’y suis rendue pour le visiter. Oh surprise j’y ai vu mes premiers bouddhas d’une longue série, limite trop longue série. Ils étaient composés de matières différentes, pierre plaquée ou non d’or, bois précieux… Leurs positions, assis, couchés, debout avaient chacune une signification bien particulière et j’y reviendrai par la suite.
Les temples portaient des couleurs vives, aussi bien sur leurs toits qui étaient superbes qu’à l’intérieur ou sur les murs. Les détails étaient minutieux et les ornements claquaient. La Thaïlande est un pays qui regorge de pierres précieuses, notamment extraites dans le nord. Je ne savais pas que c’est dans ce pays que l’on retirait les plus beaux saphirs au monde !
Par contre le coup dur ce fut de monter en haut du temple. J’aurais dû apporter mon baudrier d’escalade parce que les marches faisaient dans les 20 cm de hauteur et la pente était au moins à 30% ;-) Ce qui était drôle en contre partie c’était de regarder paniquer les touristes du dimanche lorsqu’ils devaient redescendre, ils ne faisaient pas les malins ! J’ai entendu plusieurs des « Oh my God ». Par contre la vue valait le coup. D’un côté des berges la vieille ville et de l’autre nous pouvions apercevoir au loin les buildings de la ville. Bien que Bangkok soit réputée pour être une ville polluée, je l’ai trouvée soft par rapport à Shanghai.
Puis j’ai visité le Wat Po qui abrite le bouddha couché le plus grand de Thaïlande : 45 mètres de long et 15 mètres de hauteur. A l’entrée du temple il fallait se délester du poids odorant de nos chaussures pour faire face à bouddha paresseux. Enfin par tout à fait car cette position symbolisait bouddha sur son lit de mort. Il est impressionnant de part sa taille et le degré de détail de sa finition. Nous pouvions notamment admirer sur la plante de ses pieds des incrustations en nacre qui représentent l’ensemble des états de bouddha. Plus d’une centaine !
A la sortie et comme cela se fait dans tous les temples, il est possible d’offrir des offrandes sous forme de pièces que l’on jette dans ces vases noirs. Le rituel est le suivant : on pose pièce après pièce dans les vases en partant d’un bout à l’autre sans discontinuer, si bien que cela forme des files indiennes de personnes qui font des dons et surtout cela occasionne un brouhaha continu des pièces qui résonnent dans les vases.
A la sortie, une fois n’est pas coutume je me suis faite alpaguer par un tuk-tuk qui voulait absolument m’embarquer avec les célèbres « cheap, cheap. For you I make a price ». Je me suis lancée tenter et c’était parti pour un tour en tuk-tuk à travers Bangkok !