Les tuk-tuk me rendent folle

Après coup je me suis aperçue que ce type d’agence arnaque un paquet de touriste en leur proposant des circuits honorables et à des prix en euros tout à fait acceptables mais qui pour le niveau de vie thaïlandais sont en réalité exorbitants. J’y ai tout de même préparé la suite de mon trip en m’inscrivant notamment à un trekking de trois jours à Chiang mai (au nord de la Thaïlande).
En sortant mon tuk-tuk m’attendait sagement, comme lors de toutes mes visites. Ils doivent passer plus de temps à attendre qu’à conduire. C’est à ce moment précis où il a commencé à me souler. Il m’expliqua en mangeant deux mots sur trois qu’il devait m’emmener dans des « shops » où je n’avais qu’à passer 5 à 10 minutes afin qu’il récupère des tickets essences en l’échange. En résumé, les tuk-tuks jouent les gros rabatteurs pour certains magasins et obtiennent en contre partie des tickets essence. Au départ j’ai joué le jeu, c’est pourquoi j’ai écopé d’un magasin de bijoux, d’un autre qui faisait des costumes sur mesure, puis encore d’un magasin de bijoux…enfin il a voulu me faire encore en arrêt supplémentaire mais je lui ai expliqué que ça suffisait. Ainsi il m’a déposé direct à mon dernier temple mais le filou est rentré chez lui en m’expliquant que je n’étais pas loin du BTS.
J’en ai tout de même profité pour visiter le Wat Benchamabophit (marble temple). Au cœur de ce dernier j’ai pu admirer des bouddhas d’un superbe noir ébène. Certainement mes préférés du séjour. En plus j’ai eu la joie de voir que ce temple était peu fréquenté par les touristes et que surtout des moines (bonzes) y résidaient encore. Une partie priait au temple. Leurs prières n’étaient pas récitées ou chantées mais psalmodiées, il parait que c’est la façon la plus courante de prier en Asie.
Ensuite au milieu de leurs résidences, le seul linge qui séchait ou presque était leurs toges oranges ! Les moines vivent de dons et il faut savoir que par exemple une femme ne peut pas leur donner quelque chose directement. Elle doit le donner à un homme qui transmettra le don au moine.



La fin de la journée approchant il était temps de migrer vers l’auberge. Bonjour le désastre car je devais à nouveau emprunter un tuk-tuk. Après avoir négocié avec un nouveau chauffeur et réussi à faire diviser le prix par vingt, ce dernier fit tout de même un fake arrêt pour récupérer un bon. En toute honnêteté, ces chauffeurs mettent vraiment notre patience à rude épreuve.
L’expérience du tuk-tuk est à faire car c’est sympa de pouvoir slalomer entre les files de voitures mais il faut savoir leur mettre gentiment la pression parce que sinon ils vous feront faire le tour complet de magasins de la capitale…