Marché de Bangkok
En ce jour de repos, je me suis rendue tardivement au Nord de la capitale où se tient tous les weekends un marché considéré comme l’un des plus grands au monde. Alors que j’avais la tête plongée dans les réglages de mon appareil photo, une fille m’a interpellé : c’était Shoko, la japonaise rencontrée la veille. Tu parles d’une coïncidence, c’est juste hallucinant de se retrouver au milieu d’un marché grouillant de monde. De quoi nous laisser sans voix, mais pas sans appétit. D’ailleurs j’ai remarqué que les thaïs mangeaient toujours avec une fourchette et une grande cuillère. La fourchette ne sert qu’à pousser les aliments dans la cuillère, ça change des baguettes !
Ensuite j’ai déambulé durant deux heures au cœur du marché qui en réalité ressemblait plus à des puces. C’est pourquoi j’ai été un peu déçue. Heureusement que j’ai eu quelques distractions, notamment lorsque je suis passée devant ce kebab dont le nom m’a fait sourire (remplacez une lettre pour voir…) :
Puis j’ai eu l’épisode gamin-qui-demande-la-charité. Celui là je le retiens, voici la scène : un petit garçon attendrissant jouait mal d’un instrument à corde. Toutefois sa charmante bouille lui permettait de récolter quelques piécettes. Je lui ai moi-même donné une pièce afin de ne pas avoir l’impression de voler ma photo mais j’aurais dû prendre un film. Après quelques minutes le garçon a jaugé d’un coup d’œil rapide sa collecte, a rangé son instrument dans la foulée, pris les pièces et couru au stand d’en face…afin de s’acheter une glace. C’est beau la jeunesse qui ne se laisse pas abattre par la chaleur !
Concernant le marché en lui-même je peux vous assurer que certains stands ne vendent pas que du rêve. Alors que je me faufilais au milieu de la foule, je sentis une odeur puissante de fruits de mers et pour cause : sur les étalages se trouvaient des sachets remplis de coques et palourdes, de crabes, de poissons…le tout crû. Hum bonjour l’hygiène, enfin ils reposaient tout de même sur un lit de glaçons…fondus. Rassurez-vous, les ventilateurs permettent d’éloigner les mouches donc tout va bien !
Pour conclure sur ce marché je vous glisse une dernière photo et je vous laisse vous choisir une tasse, un vase ou autre. On se revoit l’année prochaine :
Le soir j’ai passé ma dernière soirée à Bangkok en compagnie de Shoko qui s’envolait vers l’Inde le lendemain. Pour fêter cela nous avons goûté une bière thaïe et j’avoue que c’est meilleur que ce que j’ai pu boire en Chine. Enfin, il y avait une vieille guitare qui moisissait là mais comme la japonaise n’y connaissait rien et ne parlait pas français, j’ai osé me lancer et un petit air de Saez s’est envolé depuis le toit de l’auberge.
Le lendemain direction Ayutthaya, l’une des anciennes capitales du royaume Siam qui a connu son apogée au cours du XIIIe siècle avant de se faire piller notamment par les birmans.