Train jusqu’Ayutthaya
En Thaïlande il existe trois classes de confort réparties selon la dureté des sièges et/ou couchettes et selon l’équipement en climatisation ou ventilateurs. J’allais voyager durant une heure en seconde classe. Sur les quais c’était l’apocalypse now : des thaïlandais assis partout, certains lisant le journal au bord des rails, d’autres petit déjeunant une cuisse de poulet, le reste dormait ou restait assis au milieu de sacs. Le quai ressemblait en réalité à une zone de fret avec en option une odeur puissante de poubelle.

Mon train arrivant du passé entra en gare. C’est alors qu’un son résonna dans toute la gare suivi d’une musique. Tous les thaïs se levèrent et ceux qui étaient en mouvement stoppèrent net. L’hymne national retentissait ! Lorsqu’il fut fini, ils reprirent tous leurs activités.
Soit dit en passant, comparé à tous les pays que j’ai pu visité je n’ai jamais vu autant de drapeaux nationaux qu’ici. Ils flottaient partout, en ville, à la campagne, aux restaurants… Sans compter les photos de la famille royale qui sont à l’entrée de chaque ville et reparties dans tous les points centraux et visibles des villes. Ils respectent beaucoup cette famille royale et son fier de leur pays.
Come back au train.
Trois mécanos sont venus avec balais, seaux et serpillères et ils ont commencé à nettoyer…les vitres du train. Mieux que le lavomatic ! Ci-dessous les gars en plein travail :
Une fois à l’intérieur, le trajet s’est bien déroulé mis à part le fait que je n’avais aucun moyen de connaitre le nom de la prochain ville ou gare, pas très pratique, voire un poil stressant. Pour me détendre j’ai assisté au spectacle de la contrôleur qui n’a eu de cesse de nettoyer le wagon : coup de chiffon sur les barres métalliques, un arrêt plus loin elle sortait le balai, mais mon moment préféré c’est lorsqu’elle a passé la serpillière. Voir quelqu’un passer la serpillière dans un train c’est assez ultime. Honnêtement les thaïs font de gros effort pour les touristes, notamment en termes de propreté. Bon ils font des efforts même si les résultats ne sont pas souvent là.
Le service de restauration n’avait rien à envier aux wagons bars de la SNCF : des petits vendeurs, à la façon des vendeurs de beignets de nos plages méditerranéennes, passaient dans les wagons avec des seaux contenant des bouteilles d’eau ou avec des paniers contenant des plats cuisinés locaux.
Arrivée à Ayutthaya, je sautais du train pour rejoindre ma Guest House en tuk-tuk !