Un soir à Ayutthaya
Alors que je me rendais au marché de nuit de la ville, la propriétaire m’intercepta. Contrainte et forcée, j’ai passé deux heures très agréables en compagnie d’une thaïlandaise travaillant en Malaisie, d’une autre thaïlandaise qui parlait super bien anglais et d’une vietnamienne qui faisait des massages thaïs ! Même si je ne comprenais pas grand-chose, ces femmes étaient souriantes et attentionnées. J’ai bu une bière thaïe, la « Chang », pour le moment c’est la meilleure que j’ai bu en Asie. Elles m’invitèrent à piocher dans un plat de paad thaï (nouilles préparées à la thaïlandaise). Ensuite l’une des femmes m’a conseillé de mettre du talc pour bébé sur le visage notamment. A priori ça permet de limiter la sueur. Au cours de mon voyage j’ai remarqué que beaucoup avaient la tête talquée, surtout les enfants !
Puis la femme a décidé de lire les lignes de vie de mes mains, moment mémorable. Elle devait faire cela souvent mais bizarrement je doute de l’exactitude de ses propos. Bien que ce qu’elle m’a dit était tout à fait sympa, mais trop justement. Je la cite « Oh lucky, very lucky » ça c’était pour la paume de la main gauche, puis passage à la droite « here lucky too ». Après elle a continué à me parler de je ne sais quoi avec des bagues à l’index droit qu’il fallait absolument que je mette et le sommet fut lorsqu’elle « analysa » la tranche de la main en comptant les boyfriends.
Après avoir assisté à une danse de la vietnamienne sur des airs thaïs et écouté ces femmes chanter, je me suis éclipsée au marché de nuit. Fort heureusement ce dernier n’avait rien à voir avec celui de Bangkok. Des dizaines et des dizaines de chariots ambulants étaient éclairés au milieu de la nuit et proposaient en majorité de la nourriture. Perfecto !
En le traversant, j’en ai pris à la fois plein la vue mais aussi plein le nez. Des couleurs de toutes parts, les odeurs diverses se mêlaient et invitaient mes papilles à la dégustation de michel, sans compter le sourire des vendeuses et vendeurs qui achèvent de vous convaincre à gouter à ces mets inconnus. Je me suis laissée tenter par des galettes de riz ainsi que de délicieuses crêpes contenant de la noix de coco râpée.
Beaucoup de poulets et autres volatiles étaient suspendus aux chariots, de nombreux poissons grillaient et les femmes cuisinaient des légumes que je ne reconnais pas. En réalité une fois les aliments cuits, elles les ensachaient directement. Si bien que vous pouviez acheter différents petits sachets de viande, poisson et de riz (bien sûr !) et ainsi assembler votre propre plat cuisiné.
C’est avec regret que j’ai quitté ce marché déboussolant pour les sens, mais l’orage menaçait :