La fête à la française

Publié le par Véro

La communauté française est importante à Munich, de l’ordre de 50 000 français ! Ce vendredi était organisé au Muffathalle une soirée « Tour de France ». Le principe est simple : trois salles d’ambiance différentes dans le clubdiscothèque. L’une de concert, l’une de rap/electro et le meilleur pour la fin celle de rock/mix.

Je me suis dit que c’était une bonne occasion de sortir et de voir ce que ça valait, d’autant plus que Daniel débarquait pour le weekend.

Afin de bien commencer, j’ai joué en retard à un petit concours sur un site internet pour gagner deux places. Ni une, ni deux je les aie remportées. Nous étions donc sur la guest list comme des stars et nous faisions l’économie de 10€/personne. Ca c’est la french classe !


Avant de s’y rendre, le french before : tartiflette, vin rouge, digestifs tels que le baileys et le cointreau et c’était parti pour une soirée de folie.

La boîte ne ressemblait absolument pas à une boîte vue de l’extérieur : un obélisque surplombait le monument, le tout éclairé par des néons bleus…underground style. Après être entrées en tant que guest, nous avons senti dès les vestiaires que ça promettait et nous n’avons pas été déçus.



Le premier concert était donné par un groupe inconnu au bataillon, j’ai nommé les « Princes chameaux ». Nous avons été hyper agréablement surpris, il faut dire qu’avec un nom comme ça c’est peu tentant. Le trio jouait en français et le style s’approchait du folk festif, rock et s’inspirait de Mano Negra ou encore La rue Ketanou. Autant dire du bon bon son. Une bière à la main et la salle remplie, c’était le mix parfait !

Toujours une bière allemande à la main (une autre), nous sommes allés dans la salle où DJ Thomas Bonnet mixait des trucs de fou. Chapeau bas parce qu’habituellement je trouve que la « musique » de boîte est tout simplement inaudible. Là nous avions affaire à un grand, il mixait de tout avec de la musique française et ça passait ultimement bien. J’estimerais la proportion de français à ¼ des personnes présentes, de toute façon pour les repérer il suffisait de regarder ceux qui chantaient sur les morceaux français ! Au menu des festivités, des morceaux qui ne passent jamais en France et qu’on a tellement apprécié ici au milieu des allemands. Entre quelques « David Guetta » se glissaient un « Voyage, Voyage », un « Anaïs », « Mano Negra », « Jacques Dutronc » le tout mixé avec de l’electro ou un soupçon de techno. C’était parfait, nous y avons laissé notre voix mais c’était tellement énorme !


Plusieurs fois nous avons décidé d’aller prendre l’air, mais le DJ assurait tellement qu’il nous obligeait à rester quelques chansons de plus tellement il assurait, le vilain ;-)

Lors d’une de nos expéditions réussies dehors, Daniel a demandé dans son allemand bien franchouillard à une allemande à quelle heure la soirée se terminait. Ayant galéré pendant 5 min et moi ne l’aidant absolument pas, il s’est avéré que la fille avec qui il discutait lui a sorti avec un grand sourire « Non, mais c est bon je suis française ». La blague celle là. J’ai vengé la blagounette en faisant autant preuve de spontanéité que de vulgarité lorsque je lui ai lâché un magistral « Ah la salopeeeeeeee ». C’était cadeau ! Bon elle l’a plutôt bien pris d’ailleurs, mais j’en rigole encore. Se moquer de nous comme ça, non mais….


Nous comptions rentrer avec le dernier métro de 2h, finalement nous sommes rentrés avec le premier de 4h… Comme des grands, Daniel et moi pourtant pas amateurs de boîtes, nous nous sommes fait prendre au piège de faire pratiquement la fermeture ! Le weekend commençait sur les chapeaux de roues.


Ce type de soirée a lieu une fois par mois, rendez-vous en avril sans aucun doute.


Publicité

Publié dans Sorties en Allemagne

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D
Les termes de "bien franchouillard" et de "galéré", ou en gros tout ce qui relève du champ lexical de la nullité pour qualifier mon allemand sont absolument calomnieux, je ne déméritais vraiment pas (pour une fois).Et en plus de ça tu oses tenter le "et moi ne l’aidant absolument pas" qui est tout simplement révoltant... Comme si j'attendais ton aide divine, on aura tout vu!So entsetzt alda, so entsetzt... :-)
Répondre