Soirée à l’AER club
C’est donc sur des airs désaccordés de la Marseillaise que nous avons attrapé in extremis le dernier RER. Ce dernier était bondé de campagnards montant à la ville pour festoyer !
Arrivés au centre de Stuttgart, Guigui a quelque peu lutté pour nous mener jusqu’au club. En effet, les participants étant spécialement d’humeurs joyeuses et l’effet d’inertie n’aidant pas, l’heure et demi ne fut pas de trop pour effectuer deux kilomètres…
En chemin nous avons même perdu Yannick qui voyait déjà trop d’étoiles !
La boîte de nuit était relativement select et nous avons dû la jouer serrée pour rentrer à commencer par se calmer. L’entrée s’est presque bien déroulée jusqu’à l’épisode Benjamin qui ce soir là n’avait pas fini de nous étonné. Lui pourtant si classe d’habitude est resté planté devant le videur et lui a dit « Je veux rentrer, mais je paye pas ». Sacré Ben, il s’est pris pour un VIP…
Quelques minutes plus tard, nous étions au cœur de la boîte. L’ambiance était pas mal mais pas électrique non plus. Une fois n’est pas coutume, la moyenne d’âge était élevée, un bon 25-30 an. Les allemands continuent à sortir tard en boîte de nuit contrairement aux français.
Mention spéciale à un phénomène de foire qui se déhanchait au milieu de nous : le petit poussin jaune. Un « mec » tout louche, qui portait uniquement ce déguisement moulant. Le plus ultime fut l’épisode des vestiaires avant de partir. Il a tenté une approche sur notre Pitch national, lui caressant délicatement la main. Il a frôlé la Todestrafe !
Sexy…ou pas !
Enfin, Benjamin nous a éblouis ce soir là par son exploit qui restera dans nos mémoires : après être rentré, Guigui s’étant porté caution pour lui, nous l’avions perdu dans les méandres de la foule. Quelques temps après, impossible de le retrouver : toilettes, carré VIP, bars…disparu.
Nous sommes reparti sans savoir où il était passé, pas génial. Nous nous sommes séparés autour d’un bon kebab régénérateur alors que le jour était déjà levé, ça c’est bon.
Le lendemain nous avons pu compléter la chevauchée fantastique de Benjamin. Ce dernier était sorti de la boîte pour une raison inconnue, avait titubé dans les rues de Stuttgart qu’il ne connaissait pas et avait fini par entrer dans un parking souterrain. Là il avait essayé d’ouvrir une golf avec ses clés de twingo, le gentleman cambrioleur, sans réussite. Tel le plus stylé des sans abris de la ville, il s’est endormi entre la golf et une autre voiture pour se réveiller à sept heures du matin. Têtu comme une mule, il a réitéré la tentative d’ouverture de golf, toujours sans réussite et a fini par rentrer à pied au bercail.
Toutefois, il avait géré sa sortie de boîte puisqu’il y avait laissé sa veste et sa sacoche contenant tout ses papiers… Il avait décidé de faire les choses à fond ! Mais les allemands honnêtes par nature, lui ont restitué ses biens le lendemain.
En guise de conclusion je mets une photo d’un parking où aurait pu dormir Benjamin. En effet il ne se souvient plus du parking, donc dans le doute :