Tollwood festival
Ce samedi le programme était retrouvailles avec des stagiaires, la crème de la crème des stagiaires. Je dis ça parce qu’au fur et à mesure des rencontres nous avons fait une guest list interne d’emails et je ne compte plus les rendez-vous à la machine à café ou après le boulot où je retrouve avec plaisir ces poignées d’allemands cools !
Pour le déjeuner nous étions invités à un barbecue chez Andi, un Diplomand. Chacun avait apporté de quoi mangé et de quoi boire. Avec Marion nous avons acheté une Bratwurstschneken, ce qui se traduit par une saucisse à griller qui à la forme d’un escargot. Ils en mangent beaucoup ici, alors nous nous adaptons. Par contre pas de barbecue sans baguette, cela va sans dire. Une autre remarque concernant leurs gouts : ici lorsqu’ils leur arrivent de manger de la baguette, il s’agit en général de baguettes fourrées à je ne sais quelle sauce qu’ils réchauffent au four. Ce type de baguette est hyper répandu ici, mais rien ne vaut nos boulangeries.
En parlant de ce qui nous change de nos barbecues à la française, du moins ceux que j’ai l’habitude de faire c’est le type de viande qu’ils font cuire : elles sont presque toutes marinées dans je ne sais qu’elle sauce épicée, ils ne font presque jamais cuire de la viande « pure » comme ils disent. C’est pourquoi vous pouvez remarquer sur la photo la couleur de la viande, orange.
D’autre part Anne avait apporté un poisson et j’ai eu l’impression que c’était la grosse opération de l’année : tous les allemands étaient là autour de la table, quoi il y a encore la tête, la peau, des arrêtes…
Il s’avère que ladite Anne va faire un trip d’un mois en Europe en traversant avec 3 amies notamment l’Italie, la Grèce, la France et l’Espagne. La coïncidence c’est que lorsqu’elles vont passer en France fin juillet, je serai avec mes amis rémois à Perpignan, je les ai donc invitées et nous allons bien rigoler, en allemand cela va sans dire ! Elle m’a appris à cette occasion le mot « hünchen » qui signifie poulette « vier Hünchen durch Europa ». J’ai déjà hâte d’y être.
Retour au barbecue que nous avons terminé vers 16h. Là ils ont commencé à prendre digestif sur digestif, les fous. Un alcool à la pomme coupé, type manzana, du Jagermeister, peut-être l’un des alcools forts les plus bu en Allemagne et je ne sais quoi d’autre. Complètement fou, je ne pouvais pas suivre leur rythme. Mais comme l’a souligné Vera, de toute façon les personnes d’origine asiatiques tiennent moins bien l’alcool.
Ci-dessous pour pouvez admirer la décoration de l’abat-jour : de magnifiques petits œufs de Pâques. Ici en Bavière, cette fête est célébrée comme Noël et tous les magasins et l’intérieur des maisons sont décorés. Andi m’a expliqué que peu de temps avant Pâques ils faisaient même une « soirée de l’œuf », c'est-à-dire une soirée où des jeunes de 22-25 ans peignent des œufs et décorent la maison. Sympa la soirée pyjama ! Ceci dit Pâques est fini depuis fort longtemps mais ils n’enlèveront les décorations qu’au moment d’accrocher celles de Noël…
Petit Aparte : j’ai reçu mon sweat de la mort qui tue de l’assoc’ de riders de l’IFMA (snow, ski, bike, surf, skate…) et il déchire. Je vous propose quelques photos dignes d’un des plus grands défilés de mode, elles font officiellement parties de mon book :
Ci-dessus une photo d’un naturel désarmant, j’étais encore sous le choc d’une croûte découverte sur la baguette. Aie aie aie, mangez du pain en Allemagne qu’ils disaient.
Ci-dessous, la customisation du sweat parce que je le vaux bien :
Enfin pour terminer en beauté, le slogan de l’assoc’ Air auquel j’adhère entièrement :
C’est ça la vraie vie, qu’on se le dise.
Mes chevilles ayant quelque peu enflé, back to the party. Direction le Tollwood festival, festival de musique où de bons groupes aussi bien allemands qu’internationaux viennent se produire. Tout autour de nombreux stands où acheter bières, encas, objets plus ou moins inutiles…etc.
Nous nous sommes assis dans un Biergarten et j’ai hérité d’une chope que je trouvais carrément cool. Moyennant la perte de la consigne, soit deux malheureux euros, je suis revenue avec une chope d’une litre supplémentaire. Ce qui m’a le plus plû c’est d’être la seule française au milieu des allemands. Ils étaient encore plus sympas et attentionnés que d’habitude, m’apprenant encore plus de nouvelles expressions, m’expliquant certains aspects de la culture allemande et ils faisaient même des blagues c’est dire ! Honnêtement, j’ai passé certainement l’une de mes meilleures soirées. Sans compter le summum, l’arrivée dans une énorme tente dans laquelle se produisait un groupe qui reprenait toutes les vieilles chansons allemandes, à la fois populaires et paillardes, appelées « Schlager ». Ils connaissaient tous toutes les paroles et chantaient à en perdre leur voix. Je les ai tellement enviés, tous ces allemands reprenant en cœur ces chants. C’est pourquoi j’ai un nouvel objectif, apprendre quelques Schlager, ainsi je me sentirais un peu plus intégrée à leur culture.
Ci-dessous c’est Oliver, un stagiaire, qui va me passer tous les mp3 qu’il a de Schlager. Vivement que je les ai.
Bilan : ça n’est pas comme si je ne le savais pas mais être française en Allemagne ça se savoure à chaque instant, comme c’est classe. Jamais je ne pourrais m’en lasser ;-), jamais.