Dîner français
Na ja. Gros weekend de plus en perspective, qui plus est exclusivement ou presque entre français. Non pas que je n’apprécie pas les allemands, mais premièrement nous nous savons cuisiner, accompagner comme il se doit notre dîner et deuxièmement nous savons rigoler !
Les participants nominés à ce weekend sont par ordre d’arrivée :
Daniel en provenance du trou du cul du monde (Allgäu, les Ardennes allemandes) et sa copine Elodie (Paris), ainsi que Benjamin, dit le playboy, en provenance de Karlsruhe. Le moins que je puisse dire c’est qu’ils n’ont pas débarqués à la résidence les mains vides : fruits, légumes, saucisse allemande, fromage, menthe, citrons, rhum, cachaça, jus de banane, Riesling, chapeaux de paille, guitares… vous l’aurez compris opération bon dîner suivi de bons cocktails avec intermède musical.
De mon côté j’avais géré le ravitaillement notamment en bières, une simple caissette de vingt bières blanches soit dix litres. Let’s go les jeunes.
Nous avons tenté de nous servir les bières à la bavaroise, c’est tout un art : au départ le verre et la bouteille doivent être à l’horizontale et il faut incliner en même temps le verre et la bouteille afin de ne pas former trop de mousse. Bon nous avons l’idée mais le mouvement est encore loin d’être parfait, il faudra s’entraîner… De plus, lorsqu’il s’agit de bière blanche cela signifie qu’au fond de la bouteille se trouvent les levures. A la fin il faut donc agiter le fond de la bouteille avant de l’ajouter au contenu du verre. C’est pourquoi boire directement une bière blanche à la bouteille est considéré comme un sacrilège de la part des locaux !
En plus j’ai fait la rencontre de ma nouvelle voisine que j’ai élu la plus cool du foyer, qui plus est elle chante comme une déesse et joue bien de la guitare. Au plus grand plaisir des voisines, nous avons gratouillé dans le salon avec trois acoustiques et une électrique. Big up à Benjamin le gaucher qui se débrouille pas si mal que ça concernant le handicap que c’est de jouer sur une guitare de droitier. Bientôt il sera en haut de l’affiche, avec son légendaire capo et sa vis dans la tête !
Ci-dessous Daniel. Benjamin
Ce playboy a plus d’un talent caché, le voila aux fourneaux et l’on peut dire qu’il manie la poêle avec classe pendant que ses petits ouvriers importés font le sale boulot en risquant leur vie avec des protections plus qu’artisanales :
Marion nous a rejoint sur le tard mais avec le dessert ô combien précieux : des carambars au caramel. Cela m’a inévitablement rappelé des souvenirs partagés avec l’équipe de mon cœur, les Waaaaaaapiiiiiitiiiiiis.
Afin de bien digérer quoi de mieux que des Capirinhas préparé par Benjamin. Pour commencer il nous fallait des verres à cocktails, malheureusement mon stock est encore défaillant puisque je n’en avais que deux. Ce n’est pas grave, une petite chope fera l’affaire. Pour préparer ce cocktail d’origine brésilienne, il faut écraser des citrons verts dans le fond du vert afin d’en extraire le jus, verser de la glace pilée puis allonger à la cachaça. L’étape glaçon fut animée : j’avais pour l’occasion apporté mon mixer qui habituellement ne faiblit pas face aux glaçons. Après avoir rempli le blender et lancé la bête, rien à faire pas le moindre glaçon ne vola en éclats. Nous avons désespérément essayé d’appuyer sur les glaçons pour les envoyer sur les lames en vain. Puis nous avons opté pour la méthode de nos ancêtres préhistoriques qui consistait à mettre les glaçons dans une serviette et à taper dessus jusqu’à ce que mort s’en suive :
Au final nous avons pu gouter le cocktail après tous ces efforts et le résultat fut fort : tellement fort, qu’imbuvable. Merci Benjamin, surtout merci le Sprite pour allonger ce tord-boyaux !
Quelques minutes plus tard en allant dans ma chambre, devinez ce que j’ai trouvé ? Les lames du mixer…c’est sûr que sans nous ne risquions pas de nous couper un doigt, voire de piler la glace !
Après ce cocktail raté, je peux le dire, j’ai proposé mon célèbre cointreau flambé. La conception est relativement simple, il suffit de réchauffer quelques secondes au four micro-onde un shooter de ce breuvage, de le flamber, de poser sa main dessus pour éteindre la flamme et de le boire. Simple comme bonjour, sauf que décidemment ça n’était pas notre soirée. Nous nous sommes tous brûlés au premier, second voire troisième degré car j’avais trop réchauffé les shooters.
Les marques sont arrivées le lendemain et trois jours après j’ai encore un demi smiley de dessiné sur la main, je ne suis pas prête de recommencer. Comme l’a dit Marion, c’est notre signe d’appartenance au club (enfin elle a dit secte mais je censure).
Malgré cette soirée riche en émotion, nous nous sommes bien amusés, nous nous souviendrons de ces retrouvailles !